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Santé et Sécurité : Dr Maria; Santé et Sécurité : Dr Maria
Topic Started: Apr 17 2007, 09:29 PM (32,575 Views)
Maria
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Sécurité et Santé : L’hypothermie par Maria Buithieu, md

L’enthousiasme et l’intense désir de pratiquer notre sport dans des conditions parfois extrêmes peut amener plusieurs d’entre nous à oublier certaines règles importantes de sécurité et de santé. L’article suivant vous présente l’hypothermie, un danger qui nous guette tous, à n’importe quelle saison.

UN PEU DE NOTIONS DE BASE

La température normale du corps se situe autour de 98.5°F ou 37°C. L’hypothermie est une condition qui se manifeste lorsque la température du corps descend sous 95°F ou 35°C et que les mécanismes normaux de contrôle (évaporation, conduction, convection, radiation et respiration) sont confrontés à une exposition importante au refroidissement qu’amène le vent et l’eau. Il faut aussi se rappeler que le corps se refroidit 25 fois plus vite dans l’eau froide que l’air froid et nous sommes donc particulièrement concernés par cet aspect par la pratique de la planche à voile (ou tout autre sport nautique).

Plusieurs facteurs influencent notre tolérance au froid : la température de l’eau, celle de l’air, l’intensité du vent, le gabarit de l’individu, le pourcentage de gras corporel, l’âge, le degré d’activité musculaire, et bien sûr, l’isolation thermique portée. C’est au niveau de la tête que nous perdons 50 à 80% de la chaleur corporelle.

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Tiré du Outdoor Action Guide par Rick Curtis

LES SYMPTÔMES

L’hypothermie s’installe progressivement et suit divers stages de sévérité. À un degré léger, les mains et pieds sont froids, il y a des frissons, le rythme du cœur et de la respiration augmentent et il y a une minime incoordination. À un degré modéré, on sent de la fatigue et de la faiblesse, l’incoordination est plus marquée, les frissons diminuent, l’élocution est ralentie, le jugement et la mémoire s’affaiblissent. À un degré sévère, il n’y a plus de frissons, le comportement est inapproprié, l’état de conscience diminue, les muscles se raidissent, le pouls et la pression artérielle diminuent et l’eau peut s’accumuler dans les poumons (début d’œdème pulmonaire). Au degré critique, c’est l’inconscience, le pouls est très lent, la respiration minime, les pupilles sont dilatées et le corps est rigide. Le décès est imminent par arrêt cardiaque.

LES FACTEURS PRÉDISPOSANTS

1- Une mauvaise isolation thermique accentue les pertes de chaleur, dépendant des parties du corps à isoler et de l’épaisseur de la combinaison choisie selon la température de l’eau et de l’air.
2- Une condition physique inadéquate pour la pratique du sport amène une dépense d’énergie supplémentaire et une fatigue accrue ainsi qu’une tolérance amoindrie à l’exercice.
3- Une alimentation insuffisante ainsi que la déshydratation accentuent les risques d’hypothermie.

LES PREMIERS SOINS

Si vous identifiez une personne souffrant d’hypothermie, il est important de l’aider à traiter rapidement ses symptômes. Le tableau suivant vous donne les relations entre les symptômes, la température du corps et le traitement recommandé.


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Adapté du Field Chart de www.Hypothermia.org

LA PREVENTION

Rien ne vaut la prévention et la sagesse. Il faut savoir reconnaître les dangers et ne pas s’exposer à des conditions au-delà de nos limites physiques.
• Eviter l’alcool, la caféine (café, thé, chocolat, coke) et la nicotine
• Porter des vêtements isothermiques appropriés. Ne pas oublier de bien couvrir la tête, les mains et les pieds lors de conditions extrêmes.
• Le port d’un gilet de sauvetage augmente le temps de survie dans l’eau.
• Ne jamais plancher seul.
• Bien évaluer les conditions météorologiques.
• S’assurer de la bonne condition de son équipement avant d’embarquer sur l’eau.
• En sortant de l’eau, éviter de rester au vent et se couvrir. Si on n’a pas l’intention de retourner sur l’eau, mieux vaut se changer pour être au sec.

En terminant, voici un lien donnant une charte indiquant le temps estimé d’épuisement et de survie selon la température de l’eau. Il ne faut jamais sous-estimer Dame Nature !

http://www.kayakwisconsin.net/handouts/Hyp...-Table-2004.pdf

Maria Buithieu, md
Ce n'est pas en tournant le dos aux choses qu'on leur fait face

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Maria
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Les crampes musculaires

Qui n’a pas eu à un moment ou l’autre une crampe musculaire suffisamment importante pour arrêter l’activité en cours ?

Arrivant inopinément, elle nous oblige à prendre un temps d’arrêt mais lorsqu’elle arrive alors qu’on est sur l’eau en train de plancher, loin du bord, ça met un frein à un enthousiasme débordant.

Comment ça arrive ?

La crampe musculaire est une contraction involontaire, intense, douloureuse et soutenue d’un muscle à la suite ou non d’un exercice. Lorsqu’elle survient, il n’y a plus de contrôle du muscle atteint. Certaines conditions favorisent cette condition : fatigue musculaire, effort très intense, blessure ou exposition à des températures extrêmes. De plus, la déshydratation, des pertes de minéraux ou des problèmes de circulation peuvent contribuer à la survenue des crampes. L’explication la plus plausible scientifiquement semble être la fatigue musculaire ou la surutilisation qui déclenche une activité neurologique réflexe anormale, stimulant la contraction et bloquant la relaxation. Cela arrive le plus souvent aux muscles reliant 2 articulations, en l’occurrence le mollet, le quadriceps et l’ischiojambier. Mais n’importe quel autre muscle peut subir une crampe.

Il faut différencier la crampe des douleurs musculaires temporaires (le muscle qui brûle), secondaires à l’accumulation de substances toxiques tel l’acide lactique et les radicaux libres. Elle prend fin avec le repos. Aussi, ne pas confondre avec les courbatures (muscles décrit comme rackés) qui surviennent en général 24 à 48 heures, surtout après une contraction excentrique (contraction du muscle en allongement) dans des conditions d’exercice intense ou prolongée, alors que le corps n’y est pas préparé optimalement. Elles disparaissent habituellement au bout de quelques jours à une semaine.

Comment les éviter ?

Buvez suffisamment de liquides avant, pendant et après l’activité, et remplacez notamment les minéraux comme le sel et le potassium (dans les bananes, oranges ou jus d’orange).

Protégez vos muscles des écarts de température trop importante en vous habillant adéquatement avant, pendant et après l’exercice. Ne vous exposez pas au froid.

Maintenez votre forme physique régulièrement et évitez le « syndrome du week-end ».

Faites des exercices d’étirement avant et après l’activité, en particulier les groupes musculaires les plus sollicités (mollets, cuisses, bras) pour 5 à 10 minutes. Rappelez-vous qu’il faut réchauffer auparavant le muscle avant de l’étirer.

Quoi faire si cela survient ?

A cause de la douleur, l’arrêt immédiat de l’activité est de rigueur. La meilleure façon de soulager une crampe est d’étirer doucement le muscle. Appliquer pour quelques minutes de la chaleur si le muscle est tendu ou du froid si le muscle est douloureux, puis étirer le muscle pour favoriser une plus grande circulation du sang. Il faut aussi boire des liquides dès que possible. Ne reprenez pas l’activité si la douleur réapparaît.

Si cela survient sur l’eau, assoyez-vous sur la planche ou restez dans l’eau pour pouvoir reposer et étirer les muscles atteints. Dès que vous pouvez, repartez en planche et rejoignez le bord le plus rapidement possible pour un temps d’arrêt et pour vous hydrater. Ne tentez pas de remonter sur votre planche si la douleur persiste. Prenez le temps de soulager la crampe avant de repartir.

Heureusement, la crampe musculaire ne dure jamais longtemps mais elle nous rappelle la nécessité d’une bonne préparation physique et d’accepter ses limites de performance !


Maria Buithieu, md
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Prévention des accidents

La planche à voile est un sport qui demande un bon sens de l’équilibre et une volonté de réussir. Le risque de blessure chez le pratiquant en forme est faible comparativement à bien d’autres sports. Mais les blessures peuvent quand même survenir et être parfois sévères.

Blessures les plus courantes

En général, elles concernent les jambes et les bras et se traduisent par des entorses, fractures, contusions et coupures.

En Allemagne, une enquête faite en 2003 auprès de 327 planchistes a révélé un total de 630 accidents, pour la plupart mineurs. 280 ont requis un traitement médical dont 67 chirurgical. La blessure la plus fréquente était la contusion musculaire. 70 ont rapporté des fractures, 26 ont eu une déchirure de ligament. Les conditions dans lesquelles sont survenues ces accidents montraient des vents de 30 à 50 km/h et après 2 heures de pratique. 70 accidents sont survenus lors de manœuvres difficiles (back et front loop). La moitié des accidents étaient dans des conditions de vague.

Une autre étude faite aux USA et en République dominicaine en 1999 a montré que les blessures les plus fréquentes concernaient le pied, genou, les côtes et la cheville. Environ ¼ était des entorses, 1/5 des coupures, 1/7 des coupures et 1/7 des fractures. Les manœuvres les plus susceptibles de résulter en blessure étaient les sauts, les chutes à haute vitesse et les catapultes. L’incidence de blessure nécessitant une aide médicale était estimée à 1 par 1000 jours de navigation.

En Grande-Bretagne, un relevé fait auprès de planchistes professionnels et récréatifs en 2006 montre une incidence de 1.5 blessure/ personne /année. La blessure la plus fréquente était l’entorse musculaire et tendineuse. On notait aussi une grande prévalence de mal du bas du dos.

On retiendra les blessures suivantes parmi les plus fréquentes :

Atteinte de la peau : cela inclut les coupures, les abrasions, les coups de soleil, sans compter les blessures occasionnées par la faune aquatique (ex. méduses)

Traumatisme par impact direct : en particulier, lorsqu’il y a collision de la tète ou du corps avec l’équipement ou la surface de l’eau

Traumatisme dorsal : le bas du dos est particulièrement sensible, que ce soit une entorse ou une hernie discale.

Entorses : les ligaments du pied et de la cheville sont les plus susceptibles lors de manœuvres difficiles ou en déséquilibre.

Fractures : le pied et la cheville sont les plus exposés, en particulier lors de chute en mauvaise réception ou lorsque le pied reste coincé dans le footstrap.

Dislocation de l’épaule : lorsque la main reste accrochée au wishboom alors que le reste du corps suit une autre direction, l’épaule en subit les conséquences.


Facteurs de risque

Âge : la flexibilité et la condition physique diminuent avec l’âge.

Degré d’entraînement : le syndrome du week-end est fréquent chez le planchiste moyen.

Habileté technique : l’apprentissage de nouvelles techniques ou mouvements passe par des essais souvent infructueux et douloureux !

Équipement de protection : le mât a une fâcheuse tendance à cogner la tête, surtout dans des conditions plus agitées. Un casque s’avère précieux.

Expérience : avec le temps, on apprend à éviter les erreurs.

Types de manœuvres : plus elles sont compliquées, plus on s’expose à des blessures.

Conditions de navigation : une vague de 10 pieds, ça brasse. Tout comme des vents de 30-40 nœuds.

Équipement : la qualité et le degré d’usure du matériel est important pour une pratique en sécurité.

Comment prévenir les accidents

• Ayez un équipement en bon état et approprié aux conditions de navigation. Votre boutique préférée saura vous conseiller sur l’équipement qui convient à votre style et votre niveau.

• Habillez-vous adéquatement pour vous protéger contre l’hypothermie, portez des chaussons si les fonds sont défavorables (moules, objets coupants) et protégez-vous contre le soleil et ses rayons UV.

• Respectez vos limites physiques et n’hésitez pas à vous reposez de temps en temps, surtout si vous vous sentez fatigué.

• Prenez le temps de vous réchauffez et d’étirer les muscles avant de partir sur l’eau.

• Hydratez-vous avant et après vos sessions pour éviter les crampes.

• Surveillez les conditions météorologiques, surtout s’il y a un risque d’avertissement de météo extrême (orage, grêle, vent violent).

• Familiarisez-vous avec le plan d’eau local (roches, haut fond, marées, courant). N’hésitez pas à demander conseil aux autres planchistes sur les particularités du spot.

• Ne planchez jamais seul et respectez les règles de priorité sur l’eau.

• Pendant la saison morte, entraînez-vous ou pratiquez d’autres sports pour maintenir votre forme physique.
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Planche à voile et navigation de plaisance

La planche à voile est considérée comme une embarcation de plaisance et est donc soumise aux règlements sur les petits bâtiments de la Loi sur la marine marchande du Canada. Il importe donc de connaître ces règlements afin de naviguer en toute sécurité mais aussi pour éviter une contravention onéreuxe.

Permis d’embarcation

N’ayant pas de moteur pour se propulser, la planche à voile ne nécessite pas de permis d’embarcation de plaisance.

Equipement de sécurité

Selon Transport Canada, l’équipement minimum de protection pour la pratique de la planche à voile doit comprendre les éléments suivants :
1- Un vêtement de flottaison individuel (VFI) ou un gilet de sauvetage homologué au Canada et de taille appropriée pour chaque personne à bord (article 1)
2- Un dispositif ou appareil de signalisation sonore ( exemple : sifflet) (article 10)

« En vertu du Règlement sur les contraventions (maintenant en vigueur dans les provinces de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Québec, de l'Ontario, du Manitoba et de la Colombie-Britannique), les agents d'application peuvent dresser une contravention sur place pour des infractions comme l'absence d'équipement de sécurité, le non-respect des limites de vitesse et la conduite imprudente, au lieu d'obliger les contrevenants à comparaître devant un tribunal.
Munissez-vous de l'équipement adéquat afin de naviguer en toute sécurité car c'est à vous de rester informé!
Pour de plus amples informations sur les amendes relatives aux infractions reliées à la sécurité nautique, veuillez consulter le site du Ministère de la Justice Canada.
http://198.103.98.49/fr/showdoc/cr/dors-96-313/sc:I_1/fr »

La veste de flottaison individuelle ou VFI

Il faut distinguer le VFI (veste de flottaison individuelle) ou PFD (personal flotation device) du gilet de sauvetage. Ce dernier est principalement conçu pour les marins en mer en cas d’urgence. Comme il vise à faire renverser la tête vers l’arrière, la plus grande partie du matériel flottant est placée à l’avant du gilet, ce qui la rend inconfortable. Le VFI est un compromis entre l’encombrement et la capacité de flottaison. Comme il est destiné à un usage récréationel, donc sur des plans d’eau moins immense que la mer et que des sauveteurs éventuels soient à proximité, l’obligation de la couleur rouge, orange ou jaune n’est plus exigée.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, allez au lien suivant :
http://www.giletdesauvetage.com/

Navigation aux Etats-Unis

La proximité de la frontière américaine et le superbe plan d’eau qu’offre le lac Champlain doit nous faire penser qu’il y a aussi des règles de navigation à respecter du côté des États-Unis. Les agents ne blaguent pas et sont prêts à vous attendre ou vous poursuivre s’ils jugent que vous avez enfreint la loi.
http://www.uscg.mil/vtm/navrules/warning.htm

Au Vermont, les jeunes âgés de moins de 16 ans doivent porter un VFI de type I, II ou III sur une planche à voile. Un type V est aussi acceptable.
http://www.boatsafe.com/vt/

Dans l’état de New York, toute personne opérant un bateau, incluant la planche à voile, doit porter un VFI de type I, II, III ou V.
http://www.boat-ed.com/abc/abc_specific_im...pdfs/ny_law.pdf
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La veste de flottaison individuelle

Un petit mot sur cet accessoire requis pour respecter les règlements sur les petits bâtiments de la Loi sur la marine marchande du Canada, même si beaucoup de planchistes ne considèrent pas l’utiliser. Pour simplifier l’écriture, l’abréviation VFI est utilisée pour identifier la veste de flottaison individuelle. En anglais, c’est PFD ou personal flotation device.

« Les gilets de sauvetage furent conçu à l’origine pour les marins qui risquaient d’être projetés sans connaissance par-dessus bord en cas d’urgence en mer. Ils permettent de retourner une personne inconsciente sur le dos, de sorte que sa tête demeure hors de l'eau. Ces dispositifs ne sont proposés que dans les couleurs orange, rouge ou jaune pour que les équipes de recherches et de sauvetage puissent les repérer dans un grand cours d’eau.

Le plaisancier ne nécessite pas le haut niveau d’efficacité que procurent les gilets de sauvetage. (Les rafteurs sont cependant mieux protégés lorsqu’ils portent un gilet de sauvetage, parce qu’il les aide à faire ressortir la bouche et le nez cinq secondes après être tombé dans l’eau ; il est possible qu’un VFI fasse pencher le visage de l’utilisateur dans l’eau.) Les VFI sont conçus de manière à garder la tête d’un utilisateur conscient hors de l’eau dans des conditions calmes et à l’aider à sortir d’une eau agitée. Conçus pour être portés en tout temps sur l’eau, les VFI doivent être bien ajustés.

Les nouveaux VFI, qui allient confort, styles et souplesse, sont maintenant offerts dans une vaste gamme de modèles, grandeurs et couleurs. En fait, il y a un VFI pour pratiquement tous les types de corps, goûts et activités. Les fabricants et les agents de sécurité espèrent que les plaisanciers considéreront les nouveaux VFI comme un accessoire à la mode qu’ils voudront porter. »www.safety-council.org

Les types de VFI

Il existe 5 catégories de VFI, dépendant des conditions marines et du type d’utilisation prévue. Ainsi, la conception tiendra compte du milieu marin ( mer vs lac, eau vive ) et du but (sauvetage vs récréationel). Le VFI peut être fait de matériel insubmersible ou gonflable.

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Type 1 : Offshore Lifejacket. C’est le gilet de sauvetage classique qui a la meilleure flottabilité. Il vise à garder le visage hors de l’eau. Doit être de couleur voyante classique.
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Type II : Nearshore Buyoant Lifejacket. Moins volumineux que le type I, il n’assure pas la protection du visage hors de l’eau.
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Type III : Flotation Aid : Pour une survie de courte durée, il est plus confortable et offre différents choix de couleur. Il peut même comporter des poches et s’attache en général avec une fermeture éclair et des sangles.
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Type IV : Throwable Device : pour lancer à une personne consciente. C’est la classique bouée de secours.
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Type V : Special use Device : on y retrouve le VFI gonflable Mustang et ceux destinées à des activités spécifiques (kayak, planche à voile, veste de travail, etc).

http://www.bunganutlake.org/pfds.htm


Pourquoi le porter ?

Premièrement, c’est un règlement en vigueur au Canada. Sur les plans d’eau où le trafic maritime est important et où les agents (police, garde côtière) se promènent pour surveiller la navigation, une contravention de $100 fait tout de même réfléchir.

Deuxièmement, les conditions plus extrêmes en eau froide ou lors de coup de vent augmentent le risque d’hypothermie ou de blessure. Un VFI peut vous sauver la vie. Selon un expert en eau froide, l’immersion subite en eau froide provoque un arrêt soudain de la respiration, suivi d’une période d’hyperventilation de une à trois minutes. Ce réflexe peut faire qu’on peut ingurgiter soudainement une grande quantité d’eau et nous faire couler à pic tout en provoquant l’hypothermie, en plus de faire perdre les facultés motrices. N’oubliez pas que ce phénomène peut survenir même dans l’eau à 20°C.

Troisièmement, les débutants et même les plus avancés apprécieront avoir une plus grande flottabilité lors des chutes. Les waterstarts sont moins fatiguants à exécuter.

Certains d’entre nous y trouvent quelques désavantages. Il est difficile de nager vers un grément à plus de 10 pieds dans le sens du courant avec un VFI flottant. Dans les conditions de grosses vagues, il est plus sécuritaire de plonger sous la vague que d’être projeté et malmené dans le bouillon. Le VFI gonflable semble offrir une meilleure solution dans ces conditions.

Conseils d’achat

Le meilleur VFI est celui que vous porterez. Un VFI doit être bien ajusté et confortable, tout en permettant une liberté de mouvement. Il ne doit pas remonter par-dessus la tête. Il doit aussi être en bon état.

Pour être approuvé, le VFI doit porter l’étiquette d’approbation de Pêches et Océans Canada – Garde côtière (GCC) ou du ministère des Transports (MDT). Cette étiquette ne doit pas être enlevée.

Essayer le VFI en magasin. La taille est fonction du tour de poitrine chez l’adulte, alors que c’est le poids chez les enfants qui détermine le choix de la grandeur.

Entretien
• Rincer à l’eau fraîche après chaque utilisation.
• Suspendre pour faire sécher loin d’une source directe de chaleur.
• Ranger dans un endroit frais et aéré, dès qu’il sera sec.
• Utiliser des savons doux; éviter les détergents puissants et le nettoyage à sec.
• Tester avant de l’utiliser.
• Éviter de laisser au soleil pendant de longues périodes.

Inspectez-le souvent pour détecter :
• Les accrocs, les déchirures et les trous;
• Les dommages aux coutures, boucles, lanières et fermetures éclair;
• Les signes de pénétration d’eau, moisissure, rétrécissement ou durcissement du matériau flottant;
• L'efficacité et l’ajustement du VFI.


Pour vos lectures

http://www.sickkids.ca/SKCForPartnersFR/cu...ngAnnexeAFR.pdf
Très bon document sur l’achat du VFI pour les enfants et adultes

http://www.boatsafe.com/nauticalknowhow/statepfd.htm
Utile lors de vos sorties aux USA. C’est la liste des états américains avec leurs règlements sur l’utilisation du VFI.
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Jesbull
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Excellents articles bien documentés. Merci pour votre bon travail!

Jean-Erik :victoire:
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Maria
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Ce qu’un planchiste devrait savoir sur le kitesurf.


Depuis plusieurs années, le kitesurf a gagné en popularité et de plus en plus d’adeptes s’y adonnent au Québec. L’équipement s’est amélioré au niveau de la sécurité et de la gestion des rafales de vent, ce qui a accru son intérêt. Alors, il faut se rendre à l’évidence, il y en aura de plus en plus sur les plans d’eau et il faudra apprendre à cohabiter avec ces adeptes.

Points à retenir pour le planchiste.

1- Le kitesurfeur utilise plusieurs spots populaires déjà utilisés par les planchistes. Ce qui occasionne certains problèmes de cohabitation à quelques spots. Il préfère les spots avec plage ou avec de l'eau peu profonde sur une certaine distance pour pouvoir décoller. Au décollage et à l'atterrissage, il occupe beaucoup de place.

2- Les longues lignes mesurent en moyenne 27mètres, parfois moins pour certains, en particulier les ailes de type Flex. Les lignes des cerf-volants ou kites sont faites de spectra, elles sont donc très résistantes et capables de causer des coupures graves. Il ne faut jamais récupérer un kite hors contrôle en prenant une ligne sous tension.

3- Contrairement au planchiste, le kitesurfeur ne plane pas, il fait une prise de carre pour se déplacer avec la force de traction de son kite. Aussitôt que cette force diminue sous un seuil critique, il ne peut plus se déplacer et coule.

4- Si le vent est suffisant, le kite peut rester en l’air mais une dévente trop prolongée peut faire dégringoler un kite et les lignes ne sont plus sous tension. Le kitesurfeur ne contrôle alors plus son kite.

5- Lorsqu’un kite tombe à l’eau, il peut redécoller, s’inverser, rester en traction, bref, devenir une source de danger si son propriétaire ne le contrôle plus. Il est donc important de ne pas rester sous le vent du kite et de ses lignes.

6- Lors de saut, le kitesurfeur descend downwind, et souvent d’au moins 10 à 15 mètres, et parfois plus. En l’air, il ne contrôle plus sa trajectoire ni la distance à parcourir. Mieux vaut qu’il n’y ait aucun obstacle sous son vent mais c’est son problème.

7- Il arrive régulièrement que le kitesurfeur perde sa planche lors de manœuvres. Il se retrouve la majorité du temps sous le vent de sa planche et doit donc remonter au vent en faisant un body drag avec son kite pour la récupérer. Plusieurs parcours en zigzag peuvent être nécessaires pour y arriver. Si quelqu’un arrive à faire dériver la planche sous son vent, cela facilite de beaucoup la récupération. Certains kitesurfeurs peuvent ainsi aider mais n’importe qui d’autre peut aussi le faire.

8- Les kitesurfeurs ne sont pas différents des planchistes. Il y a des débutants, des intermédiaires et des avancés. Il y a des prudents et des imprudents. Il y a des indépendants et des show-off. Il y a des jeunes et des moins jeunes (au-delà de 70 ans). Un peu d’observation et vous pourrez distinguer le type de navigateur : freeride ou freestyle.

9- La plupart des accidents de kitesurf arrivent au décollage et à l’atterrissage, au sol ou dans l’eau. Les vents ascendants sont particulièrement traîtres près des édifices, falaises et arbres. Seul un initié peut aider quelqu’un à atterrir ou décoller son kite en toute sécurité.

10- Les règles de priorité sur l’eau s’applique autant au kitesurfeur qu’au planchiste. Il faut cependant respecter une certaine distance pour éviter que les lignes ne touchent le mat si vous êtes sous le vent du kitesurfeur.

11- Lors de rafales de vent importantes, le kitesurfeur peut descendre le vent pour mieux absorber l’impact. Il ne navigue donc pas en ligne droite.

12- Lorsqu’au sol, les lignes de kite sont supposées être enroulées et restées à proximité du kite pour éviter que les passants ne s’y accrochent les pieds. Évidemment, lors du montage, les lignes sont entièrement déroulées. Le kite doit aussi être immobilisée par un poids (planche, sac) pour éviter de s’envoler accidentellement.

13- Les conditions de vent les plus favorables pour le kitesurf sont le sideshore ou le side-onshore. Le vent onshore est risqué et nécessite un décollage plus éloigné du bord. Le vent offshore n’est pas recommandé.

14- Il est possible de très bien remonter au vent en kitesurf.

Quelques conseils pour une navigation en sécurité

1- Éviter de naviguer trop près sous le vent d’un kitesurfeur. Théoriquement, le principe de sécurité recommande 2 longueurs de ligne, surtout si le vent est rafaleux. En pratique, cette marge de manœuvre n’est pas toujours possible et il faut mieux être au vent que sous le vent du kitesurfeur. Éviter surtout les débutants qui n'ont pas une parfaite maîtrise de leur kite.

2- Dans les zones où l’accès pour démarrer est très restreint, il est préférable de naviguer plus au large pour permettre les départs et arrivées sans encombre. La priorité est à celui qui veut sortir. Cette règle doit s’appliquer pour tous les utilisateurs de la plage d’accès, autant les kitesurfeurs que les planchistes. Sur certains spots plus grands, une zone dédiée au kitesurf facilite la cohabitation.

3- Si vous voulez aider un kitesurfeur en difficulté sur l’eau, évitez de rester sous son vent à cause des lignes du kite.

4- Lorsque quelqu’un a fait une manœuvre considérée comme dangereuse, mieux vaut discuter avec cette personne directement et poliment. Les états d’âmes sur les forums de discussion pour étaler le problème, ne sont guère efficaces vis-à-vis ces individus, à moins d’y apporter des solutions constructives.

5- Respecter les règles de priorité. Il faut quand même se rappeler que de nombreux kitesurfeurs ne connaissent ou n’appliquent pas bien ces règles, bien qu’un tiers d’entre eux sont des planchistes à l’origine.
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Maria
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Cyanobactéries et Santé

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Qu’est-ce que les cyanobactéries ?

Communément nommées algues bleues, ce sont en fait des micro-organismes trouvés de façon naturelle sur les lacs. Existant depuis plus de 3 milliards d’années, on les retrouve partout sur la planète et elles sont classifiées en 46 espèces. Aussi appelées cyanophycées, elles présentent des caractéristiques à la fois des bactéries par leur absence de paroi cellulaire et de noyau (organisme unicellulaire ou procaryote) et des algues par leur capacité de photosynthèse. Les premières espèces connues étaient de couleur bleu-vert (cyan) d’où leur nom. Leur couleur est causée par la présence de pigment bleu (phycocyanine) et vert (chlorophylle) qui leur permet de faire la photosynthèse. Actuellement, il existe de nombreuses variétés allant du rouge au vert, en passant par le violet ou le turquoise.

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Invisibles à l’œil nu individuellement, elles se regroupent en colonies qui peuvent forment des filaments ou des flocons ou des globules. Leur taille peut atteindre alors plusieurs millimètres, et devenir visibles. Cela ressemble à une masse de purée homogène ou à de fins débris d’herbes. Chaque organisme possède de petites bulles de gaz (vacuoles) leur permettant de réguler leur flottaison.

On les reconnaît surtout durant leur prolifération excessive lors des périodes chaudes d’été, sous forme d’efflorescences (joliment appelées fleurs d'eau ou bloom en anlgais),visibles à la surface des eaux infectées, le plus souvent comme une purée de pois ou un déversement de peinture, verte ou turquoise, rarement rougeâtre. Leur flottaison étant perturbée, ces proliférations se retrouvent à la surface des eaux et forment une sorte d’écume, reflet d’une grande concentration.

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Pourquoi apparaissent-elles ?

Elles peuplent naturellement divers types de milieux, tant terrestre qu’aquatiques et s’adaptent aux conditions extrêmes, aussi bien en eau douce que salée. Leur prolifération n’est pas nouvelle, comme le fait foi une description datant du XIIè siècle. Elles aiment particulièrement les secteurs pollués par l’activité humaine, qu’elle soit citadine ou agricole, en raison de l’augmentation de nutriments tels que le phosphore et l’azote.

Les algues bleues se développent durant la saison estivale dans des eaux peu profondes, tièdes, calmes et riches en nutriments. Le vent, les vagues et le courant tendent à les disperser. C’est pourquoi on les retrouve surtout dans les lacs de la Montérégie et quelques autres régions du Québec.

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Les facteurs influençant leur prolifération tiennent à 2 phénomènes principaux : l’eutrophisation et la stabilité de la masse aquatique. Par eutrophisation, on entend qu’un excès de nutriments, soit le phosphore et l’azote lié à la pollution agricole via les engrais, favorise le développement rapide d’une ou 2 espèces de cyanobactéries parmi les nombreuses espèces présentes et les algues. La stabilité est favorisée dans les eaux stagnantes tièdes (entre 15 et 30°C) lors des systèmes anticycloniques de l’été où les vents sont les plus faibles. Au Québec, les mois de juillet et d’août sont particulièrement propices à cause de l’ensoleillement et de la température élevée.

L’étendue du problème

En 2006, le MDEPP répertoriait 71 lacs contaminés, un bond de 40% par rapport à l'année précédente avec 50 lacs. En 2003, c'était 43 lacs contaminés. Plus marqué sur la rive-sud du St-Laurent, l'augmentation s'étend de façon plus importante sur la rive-nord. Allez lire ces 2 article pour plus de détails sur l'état actuel .
http://www.ledevoir.com/2006/10/17/120616.html
http://www.francvert.org/pages/33dossierpr...cyanobacter.asp

Ce phénomène n’est pas unique au Québec. On observe dans le monde une augmentation de leur fréquence d’apparition et de leur volume, ce qui a amené plusieurs pays à définir des modalités de surveillance et de gestion des eaux de loisir affectées par ces efflorescences.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a d’ailleurs publié un guide fort détaillé sur le sujet et rempli de recommandations générales. Les données sur les intoxications documentées dans le monde révèlent qu’environ 60% des échantillons contenant des cyanobactéries sont toxiques. Les hépatotoxines sont plus fréquentes que les neurotoxines.

Les mesures de prévention à long terme devraient viser la diminution de production du phosphore, ce qui impliquerait entre autres la baisse de la fertilisation des champs agricoles.

http://www.who.int/water_sanitation_health...srwe1-chap8.pdf

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L’organisme EauSecours (coalition québecoise pour une gestion responsable de l’eau) s’indigne contre l’inaction du gouvernement et réclame haut et fort un plan d’action pour imposer un régime sanitaire et humanitaire des lacs. Pour ceux intéressés à la cause, vous pouvez consulter leur site web: http://www.eausecours.org/grand%20public/A...01ouverture.htm


Quels sont les risques pour la santé ?

Ces organismes microscopiques ont plusieurs impacts négatifs, tant sur l’équilibre écologique des milieux aquatiques que sur la santé. L’apparence peu esthétique qu’ils donnent aux plans d’eau découragent aussi les activités récréo-touristiques populaires telle la baignade.

Les cyanobactéries peuvent produire des métabolites qui ont des effets soit irritants, soit allergènes ou toxiques. Cet effet sur la santé est connu de longue date chez les animaux mais la relation causale n’a été mise en évidence de façon scientifique qu’en 1878 en Australie. Le mécanisme de production de ces toxines n’est pas encore bien compris. Des facteurs génétiques et environnementaux influencent le métabolisme à l’origine de la production des cyanotoxines. Le déclenchement demeure donc imprévisible. La toxicité ne peut se manifester que lorsqu’il y a prolifération dominée par les variétés toxiques d’une espèce. Les raisons pour lesquelles une espèce va dominer les autres ne sont pas claires.

Lorsqu’une personne est exposée à de grandes quantités de cyanotoxines, les symptômes peuvent apparaître rapidement, ou de quelques heures à plusieurs jours après le contact. Des cas de décès ont été rapportés chez les animaux, particulièrement les plus petits. Il faut donc rester vigilant et éviter de s’y exposer inutilement.

Différents types de toxines sont produites selon l’espèce. Ces cyanotoxines sont libérées après la lyse de la cellule. Même après la mort des cyanobactéries, certaines cyanotoxines peuvent persister des semaines dans le milieu aquatique. L’importance des symptômes va donc varier selon l’espèce, le type et la concentration de toxine et le type d’exposition.

Les dermatotoxines ou endotoxines sont irritantes, voire allergènes, soit par contact, ingestion ou inhalation. Elles provoquent des rougeurs et de l’irritation au niveau des muqueuses du nez, de la gorge, des yeux, des oreilles et de la peau. Le port prolongé d’un maillot de bain souillé ou celui d’une combinaison isothermique favorise l’accumulation d’algues qui libèrent leurs toxines.

Les hépatotoxines provenant du Microcystis aeroginosa causent une inflammation du foie et provoquer de la diarrhée, des maux de ventre, des nausées et vomissements. La microcystine LR est la toxine la plus souvent identifiée dans les plans d’eau de la Montérégie et y persiste longtemps. Elle pourrait poser un risque de cancer du foie en cas d’ingestion répétée d’eau contaminée. Chez les rats ayant reçu une dose aigüe, on a pu provoquer une hémorragie hépatique conduisant au choc hypovolémique en quelques heures.

Les neurotoxines affectent le système neurologique : céphalées, étourdissement, fièvre, crampes musculaires, spasmes, paralysie, insuffisance respiratoire ou cardiaque, mort chez les animaux. Plusieurs types de neurotoxines ont été identifiés liées aux espèce Anabaena flos-aquae et Aphanizomenon flos-aquae. L’une agit sur la dépolarisation du neurone et inhibe la post-synapse des plaques neuro-musculaires. À dose léthale chez la souris, la mort survient en 4 à 7 minutes par inhibition des muscles de la respiration. L’autre neurotoxine a un effet anti-cholinestérase, i.e. qu’elle provoque une salivation excessive, un écoulement de larmes, de l’incontinence urinaire et fécale, suivi de mort par arrêt respiratoire. D’autres agissent de façon similaire aux toxines de coquillage avec l’effet d’un poison paralysant.

Il est possible qu’une exposition prolongée à de faibles niveaux de ces deux dernières toxines puisse avoir des effets à long terme ou chroniques sur les humains. Certains pays (Angleterre, Australie et Brésil) ont publié des cas graves, voire mortels attribués à la consommation d’eau provenant de sites contaminés. Cependant, les chercheurs tendent à estimer que 30 à 50% des proliférations de cyanobactéries ne représentent pas de danger pour la santé en l’absence de cyanotoxines. Il faut tout de même rester prudent car il n’y a pas moyen de dépister une toxicité éventuelle autrement qu’en analyse de laboratoire d’un échantillon d’eau.

Le diagnostic clinique est difficile, d’une part en raison de la rareté de la maladie mais aussi dû à l’absence de suspicion de la part du médecin peu formé sur le sujet. Il n’existe d’autre part aucun traitement connu contre les cyanotoxines et l’approche se limite au soulagement des symptômes.

Que faire si j’ai des symptômes ?

1- Cessez immédiatement de vous exposer si vous êtes en contact avec de l’eau contenant des cyanobactéries et rincez-vous rapidement à l’eau propre. Enlevez tous vos vêtements et rincez-les aussi de façon minutieuse.

2- Si les symptômes persistent, contactez le service Info-Santé ou consultez votre médecin. Il est aussi possible que vos symptômes soient dûs à d’autres causes (dermatite du baigneur par exemple). N’oubliez pas de préciser que vous avez pratiqué une activité nautique dans un milieu affecté par les cyanobactéries.
http://www.msss.gouv.qc.ca/reseau/index.php

3- Si vous avez ingéré une quantité appréciable d’eau et présenté des symptômes aigüs, contactez le Centre anti-poison du Québec : 1-800-463-5060

La prévention

Honnêtement, je ne comprends pas comment les gens peuvent songer à tremper leurs orteils dans une eau ressemblant à une purée verdâtre. Mais bon, voici quelques conseils de prévention à court terme :

1- Sachez reconnaître un plan d’eau contaminé et différencier les cyanobactéries des dépôts de pollen et spores, fleurs de diatomées, algues filamenteuses ou périphytons. A cet effet, le Ministère du Développement Durable et des Parcs (MDDEP, responsable du Plan d’intervention sur la gestion des fleurs d’eau de cyanobactéries au Québec) a produit un excellent document d’identification sur le sujet.
http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/c...ide-identif.pdf
Si vous voyez des poissons morts, cela peut être le seul signe d’une intoxination du plan d’eau.

2- Éviter de naviguer dans les plans d’eau visiblement contaminés par des efflorescences, ou déclarés officiellement contaminés. Consultez les sites gouvernementaux pour l’évaluation de la qualité des eaux récréatives. En France, un taux à plus de 100 000 cellules/ml est considéré comme risqué et résulte en une interdiction de baignade.
http://www.rrsss16.gouv.qc.ca/santepubliqu...ives/index.html
http://www.mddep.gouv.qc.ca/programmes/env-plage/index.htm

3- Éviter d’ingérer l’eau contaminée ou d’en respirer les aérosols. Des cas d’intoxication ont été rapportés chez des nageurs et des enfants qui ont été exposés à une quantité significative d’eau contaminée. De façon surprenante, j’ai appris qu’un planchiste pouvait avaler plus d’eau qu’un nageur dans certaines circonstances. Pour ceux qui consomment l’eau du lac, même si vous faites bouillir l’eau, cela n’élimine pas les toxines. Au Canada, un niveau limite de la microcystine-LR a été fixé à 0.0015 mg/L comme sécuritaire.

4- Bien se rincer et nettoyer généreusement et assécher votre équipement et les vêtements portés si vous avez été en contact avec une eau turbide. Même si les risques sont faibles, il est tout de même préférable de ne pas favoriser la croissance de germes potentiellement néfastes.

Les solutions à long terme

L'alarme est sonnée. Il ne reste qu'aux différents acteurs à agir de façon concertée pour trouver et appliquer des solutions à long terme.

" Il revient maintenant à tous les partenaires des organismes de bassin versant, les municipalités et MRC, les industries, les producteurs forestiers et agricoles, les groupes communautaires, de s’impliquer dans le processus de concertation. "
http://www.francvert.org/pages/33dossiermi...rtationpour.asp

Et encore, si ce n'était que les cyanobactéries...
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merci Maria

c'est très explicite :)


voici mes cyanobactéries de Tabor:
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apparut à cause d'un vent ouest(Sunk), donc possiblement des bactéries entrées Illégalement aux USA en provenance du Canada!
Ce sera pu planchable quand ils vont enelver la jetté :P
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Maria
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Qualité de l’eau et Sports nautiques


C’est le temps de l’année où chacun apprécie le réchauffement de l’eau et le plaisir de pouvoir naviguer en maillot de bain. La qualité de l’eau s’est malheureusement dégradée dans plusieurs endroits, dû entre autre aux eaux d’égout, aux effluents industriels et municipaux, à l’écoulement agricole, à l'écoulement urbain des eaux pluviales, aux matières fécales des animaux, au comportement des baigneurs, aux déversements d'huile et d'essence provenant des bateaux à moteur et des marinas. Quand la température de l'eau monte au-dessus de 20°C, l'eau devient un bon substrat pour le botulisme (maladie infectieuse), responsable de la mort d’animaux par paralysie. Un autre facteur important pour la qualité de l'eau est la présence d'algues. Les algues présentent dans l'eau peuvent contenir des algues bleues (cyanobactéries), qui sont toxiques pour l'homme.


«Le monde produit un volume extraordinaire de polluants qui mettent à mal les moyens dont disposent les voies d'eau pour assimiler la pollution ou la lessiver. Les ingénieurs hydrauliciens disent que «la dilution est la solution de la pollution». Cet axiome est en train de prendre des dimensions effrayantes. Chaque année, environ 450 kilomètres cubes d'eaux usées sont déchargés dans les fleuves, les rivières et les lacs. Pour diluer et transporter ces eaux sales avant qu'on puisse les réutiliser, on a besoin de 6.000 kilomètres cubes supplémentaires d'eau pure — soit un volume égal aux deux-tiers environ de l'ensemble du ruissellement annuel d'eau douce utilisable dans le monde » (Stocholm Environmental Institute, 1997).

Calculez le nombre d’heures que vous avez passé non seulement sur mais aussi dans l’eau, et les nombreuses chutes que vous vous êtes payées. Peut-être avez-vous même avalé de l’eau ou subi un lavage de sinus. Les symptômes les plus fréquents occasionnés par une eau polluée sont les gastroentérites, les infections des voies respiratoires, des yeux, des oreilles et de la gorge, et les affections de la peau. Les causes de ces symptômes peuvent provenir des algues, des produits déversés par les usines, ou encore des bactéries présentes sur la plage ou dans l'eau.

Voici quelques mots sur les affections les plus fréquentes secondaires à la mauvaise qualité de l’eau. La plupart sont mineures et causent plus de désagréments que de problèmes sérieux de santé.

Gastroentérite

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En avalant une eau polluée par des virus et des bactéries venant d’égouts, il y a un réel risque de développer de la diarrhée, des nausées et des vomissements, parfois même de la fièvre. Heureusement, elle ne dure qu’une à deux jours en général.

Dermite du baigneur

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Cette éruption sous forme de plaques rouges, plus désagréable que grave, apparaît peu de temps après la sortie de l’eau. Elle s’accompagne de fortes démangeaisons quelques heures plus tard et peuvent durer une dizaine de jours. Cette dermite est causée par un parasite, la cercaire, présent dans des plans eaux infestés d’escargots aquatiques et de petits mammifères et transmise par l’entremise d’excréments d’oiseaux. Appelé aussi puce du canard, cette larve microscopique cause des boutons qui ressemblent à des piqûres d’insecte. La bonne nouvelle pour les baigneurs, c’est que la cercaire meurt très rapidement après avoir pénétré la peau. Évitez de gratter les lésions et appliquez une crème qui soulage contre la démangeaison.
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Contact avec les algues bleues

Ces algues sont en fait des bactéries appelées cyanobactéries qui flottent dans l’eau sous forme de ficelles ou amas gluants de couleur bleu-vert avec parfois une odeur nauséabonde d’ordures. Leur prolifération est favorisée en présence de fortes concentrations de phosphore et d’azote, d’ensoleillement et de température de l’eau élevée. Quand la température s’élève, elles meurent et libèrent une toxine. Le contact avec cette toxine peut causer de l’irritation cutanée, des nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, mal de gorge, étourdissements, gonflement des oreilles, nez et lèvres quelques 12 heures plus tard. Une atteinte plus grave (mais plus rare) peut toucher le foie et le système nerveux. Pour plus de détails, voir l’article sur Cyanobactéries et Santé.

Otite externe

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Cette inflammation du conduit auditif externe, situé entre le tympan et le pavillon de l’oreille, est causée par l’eau de baignade qui y est restée. La douleur est le premier symptôme. Si vous tirez doucement sur le pavillon de l'oreille, la douleur est plus intense. L'oreille présente des rougeurs, parfois une desquamation de la peau. Il peut y avoir un écoulement épais, blanc ou jaunâtre et une perte d’audition. Le traitement consiste en l’application de gouttes antibiotiques et anti-inflammatoires.

Conjonctivite

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L’oeil devient rouge et irrité, avec des picotements. Des écoulements jaunâtres peuvent apparaître, surtout au lever le matin. Des gouttes locales d’antibiotiques sont nécessaires pour guérir l’infection.


Prévention

• Informez-vous de la qualité de l’eau. Recherchez les plages de classe A où l'eau est d'excellente qualité. Des renseignements disponibles à http://www.menv.gouv.qc.ca/programmes/env-plage/ ou composer le 1-800-561-1616. Ne vous fiez pas uniquement à l’apparence de l’eau, les microbes ne sont pas visibles à l’oeil nu. De même qu’une eau trouble peut être simplement dûe à du sable en suspension.
• Si l'eau est de moins bonne qualité (catégorie C, médiocre) évitez le plus possible d'en avaler et de mettre la tête dans l'eau. Si ce n’est pas possible (... :-)...), n’y allez pas.
• Si la plage est classée D (polluée), l'eau est impropre à la baignade. Respectez l'interdiction.
• La qualité de l’eau peut se dégrader rapidement à la suite de pluie abondante.
• Évitez les endroits où des animaux morts ont été trouvés et si vous en trouvez, n’y touchez pas.
• Après la session, bien vous asséchez (peau et oreilles). Si cela est possible, une douche est conseillée. Rincez votre maillot de bain ou votre combinaison isothermique abondamment à l'eau propre. Ces vêtements peuvent, s'ils sont mal rincés, abriter des champignons pendant plusieurs jours.
• Si vous avez une plaie (blessure, brûlure), évitez toute baignade avant la cicatrisation complète, et ce, quelle que soit la qualité de l'eau. Sinon, bien couvrir la plaie de façon étanche.
• La concentration d'un grand nombre de baigneurs peut présenter des risques tant pour la santé que pour la sécurité. Choisissez donc de préférence une plage moins achalandée.
• Si des cas de dermatite du baigneur ont été observés à votre site, essuyez-vous vigoureusement en sortant de l'eau. Si vous présentez une éruption, utilisez une crème pour soulager les démangeaisons (comme de la calamine); il n'y a pas de traitement autre pour ce malaise passager.
• Il n’y a pas de remède miracle pour la gastroentérite. Buvez généreusement et reposez-vous. Si elle se prolonge de plus de 2 jours, mieux vaut consulter un médecin.
• Si vous avez été en contact avec des algues bleues, rincez vous avec de l’eau propre. Mieux vaut consultez un médecin si votre état de santé vous inquiète.
• Consultez un médecin si vous avez une conjonctivite, otite, de la fièvre ou des symptômes qui persistent.


En tout temps, contribuez à préserver la qualité des eaux : ne nourrissez pas les animaux sauvages, n’abusez pas d’engrais et ramassez vos ordures !

Un site fort intéressant qui nous sensibilise au problème de l’eau sur notre planète.
Solutions pour un monde qui manque d'eau
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Maria
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Protection des yeux sur l’eau

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Le rayonnement lumineux est important sur l’eau et tout planchiste devrait se préoccuper de la protection des yeux contre les rayons UV. Les inconvénients du port de lunettes semblent pourtant l’emporter sur les avantages. Les gouttelettes d’eau (surtout en eau de mer) qui se déposent sur la lentille finissent par diminuer la visibilité. Lors de crash sévère, le risque de perdre les lunettes est élevé. En plus de les briser… Pour ceux qui portent des lunettes optiques, l’encombrement d’une 2è paire devient agaçant.

Pourtant, la lumière émise par le soleil a un effet néfaste sur les yeux et la surface des eaux autant que celle de la neige sur laquelle le planchiste navigue augmente l’éblouissement. Les rayons UV ainsi que la lumière vive et la lumière bleue peuvent endommager tant la cornée, le cristallin ou la rétine. Il ne faut pas oublier que la radiation est 3 fois plus élevée en été qu’en hiver, 70 % de la radiation UVB est émise entre 10 et 3hr pm et que même sous couvert nuageux, 80% des UVB passent.
Les UV-A, les rayons solaires responsables du vieillissement de la peau, contribuent au développement prématuré des rides et des cataractes. Voisins de la lumière visible, dans le spectre 320 à 400nm, ils passent à travers le verre, l’eau, les nuages et certains vêtements quelle que soit la période de l’année. Les UV-B (spectre de la lumière entre 280 à 320nm), ces rayons « brûlants » du soleil, sont responsables du cancer des paupières et d’autres cancers de la peau ainsi que de la photokératite (un « coup de soleil » dans les yeux). Ces rayons sont plus intenses durant les mois d’été.

Les experts pensent que la surexposition aux UV contribue également à la dégénérescence maculaire (lésion au centre de la rétine). L'action du rayonnement UV, jointe à celle du vent et de l'assèchement des yeux, peut entraîner la cécité des neiges, une affectation temporaire mais très désagréable. Certaines études démontrent que le risque de cataracte s'accroît avec l'exposition journalière, pendant de nombreuses années, aux rayons UV dégagés par un soleil intense. La cataracte est une opacification graduelle du cristallin de l'oeil. Autre problèeme potentiel lié à une exposition précoce et prolongée favorise le développement d'une lésion appelée ptérygion. Il s'agit d'une tumeur bénigne d'origine conjonctivale qui déborde sur la cornée. Heureusement, cette tumeur peut être enlevée chirurgicalement mais par contre, elle peut revenir si on ne se protège pas.

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Il y a des solutions pour tout, tant qu’on tient à ses yeux. Bien conçue, les lunettes devraient protéger contre les rayons UV, la lumière intense et l’éblouissement. Voici donc un petit guide pour les lunettes de soleil. Il n'est cependant pas possible de déterminer combien de rayons UV sont bloqués par les lunettes en se fiant uniquement au prix, à la couleur ou au degré d'opacité des lentilles.

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Protection UV

Toutes les lunettes filtrent à des degrés différents les rayons UV, sans pour autant donner une protection suffisante. Cela n’a rien à voir avec la couleur ou l’opacité de la lentille. En fait le filtre UV est transparent. Choisissez de préférence des filtres bloquant entre 290 et 400 nm. Selon les normes ANSI (American National Standard Institute), UV400 veut dire bloque un minimum de 99.9% d’UVB et 99% d’UVA. La protection UV 100% n’existe pas comme telle.


Protection contre la luminosité

La polarisation d’un verre lui donne la capacité d’absorber la lumière qui se disperse dans toutes les directions sauf une, le plan vertical. En diminuant l’éblouissement, l’effet de contraste s’en trouve cependant diminué quelque peu.

L’ajout d’un revêtement miroir diminue l’intensité, de même que l’éblouissement, surtout lors de forte intensité lumineuse.

La teinte du verre arrête un certain pourcentage des rayonnements visibles et préserve de l'éblouissement. Si vous voyez facilement vos yeux à travers les lentilles devant un miroir, c’est que ces lentilles ne sont pas assez foncées. Choisissez une couleur qui reproduit le plus fidèlement possible les couleurs naturelles.

Gris : c’est la teinte neutre tout usage avec la meilleure perception des couleurs; de plus, elle n’accentue pas le contraste.

Vert : c’est une couleur neutre populaire, tout usage; le contraste est acceptable en faible luminosité et réduit la fatigue visuelle en lumière intense.

Brun : à son meilleur sous un ciel voilé et accentue les contrastes. Il est bon pour les sports pratiqués dans des environnements éblouissants tels que le ski, la pêche et la navigation de plaisance.

Ambre : elle éclaircit la vision par temps nuageux, couvert ou brumeux et minimise la fatigue visuelle. Le monde paraît jaune ou orange; le contraste est excellent.

Jaune : c’est la norme de l’industrie du ski pour les journées nuageuses. La perception de la profondeur et du contraste est excellente à faible luminosité.

Vermillon : elle donne une excellente perception de la profondeur à faible luminosité et augmente le contraste des objets sur un fond bleu ou vert. C’est une bonne teinte pour les sports en général et le ski en particulier.

Évitez les lentilles bleues (cette longueur d’onde est responsable de la dégénérescence maculaire).

Optique

Bien que les lentilles de verre offrent la meilleure qualité optique, elles sont lourdes et dispendieuses. Le polycarbonate, plus léger, est un excellent compromis grâce à sa résistance et sa légèreté. L’acrylique ou le plastique révèle plus de distorsion et est peu durable.

Avant d'acheter des lunettes de soleil, vérifiez la qualité optique. Essayez-les et regardez quelque chose de rectangulaire, par exemple les carreaux du plancher. Si les lignes demeurent droites lorsque vous bougez la tête de haut en bas, et de gauche à droite, la distorsion est négligeable.

Monture

Le polyamide s’avère un matériel solide bien adapté à la pratique du sport, diminuant les risques de bris. Certains modèles sont équipés d’une sangle d’attache pour mieux fixer la monture. Cependant, en cas de chute violente, rien n’est assuré contre la perte des lunettes, à moins d’y attacher un flotteur ou une corde. Certains modèles conçus spécifiquement pour les sports nautiques ont une monture flexible, qui permet de flotter.


En résumé

Les prix, variant de $10 à $300, ne sont pas toujours synonymes de meilleure protection. La grande diversité de modèles et le jargon technologique ne font qu’augmenter la difficulté de choisir la bonne paire. Cherchez surtout les critères suivants :

1- L’ajustement et le confort font votre bonheur.
2- Une bonne protection contre l’éblouissement (75 à 90% de la lumière bloquée) et les rayons UV (99 à 100%)
3- Une monture solide qui peut être bien fixée à votre tête.
4- Les verres sont résistants, de bonne qualité optique, teintés gris, vert ou brun.
5- Le style vous convient et convient à l’activité sur l’eau.

Voici quelques suggestions de marques. Elles ont l’avantage d’avoir été conçues spécifiquement pour les sports nautiques :
Spex (http://www.spexusa.com/ ) : il est possible d’avoir des lentilles de prescription adaptées et la monture flotte.
Seaspecs (http://www.seaspecs.com/) : modèle à l’allure cool, et curieusement, d’autres marques lui ressemblent étrangement (Sport Shields, Wave Shields, Sundog).
Zeal Optics (http://www.zealoptics.com/) : lentilles de prescription disponibles. Voir modèle Swap-it.

Pour les plus fancy :
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La Tendinite des sportifs

Ça y est, la saison est bel et bien débutée. Le vent est au rendez-vous et les sessions sur l’eau s’enfilent les unes après les autres. Comme un enragé, rien ne vous arrête tant que le vent souffle, même pas les gros vents. Pourtant, une petite douleur commence à s’installer au niveau du coude. Vous êtes victime d’une tendinite !

L’usage répété et excessif d’un mouvement entraîne souvent une inflammation et parfois, de petites déchirures, du tendon sollicité, appelée tendinite. Le tendon est un tissu fibreux qui attache le muscle à l’os. Les symptômes de la tendinite sont la douleur au toucher et à la mobilisation, la sensibilité et parfois un gonflement local.

La cause la plus commune de la tendinite est la surutilisation et le traumatisme. Avec l’âge, les risques de tendinites augmentent car les muscles et tendons perdent de leur élasticité. De plus, une mauvaise technique dans la pratique d’un mouvement favorise la tendinite. Certaines tendinites sont caractéristiques d’un sport en particulier : tennis elbow (coude) et tendinite du nageur (épaule) par exemple. Dans les cas les plus sévères, le tendon vient à se déchirer.

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Comment la soigner

Le but du traitement est de soulager la douleur et diminuer l’inflammation.

REPOS
Le repos est nécessaire pour éviter de solliciter le tendon atteint et d’entretenir l’inflammation. Vous pouvez porter un bandage pour protéger la région.
Sacrifiez quelques sessions s’il le faut car vous risquez d’aggraver la blessure mais une « vacances » de quelques jours devrait être bénéfique.

ANALGÉSIE
La glace diminue la douleur et les spasmes musculaires associés. En général, une application de 20 minutes à la fois est suffisante et répétez-la plusieurs fois par jour.

Prenez des analgésiques avec un effet anti-inflammatoire, comme le Motrin ou Advil. Le pharmacien saura vous conseiller sur la dose. En général, ne prolongez pas ce traitement au-delà de 7 à 10 jours à cause des effets secondaires du type de médicament (brûlements d’estomac).

EVALUATION MÉDICALE
La plupart du temps, vous n’aurez pas à consulter un médecin. Cependant, si la douleur interfère avec vos activités habituelles ou qu’elle persiste, mieux vaut avoir un avis éclairé pour évaluer votre condition. De plus, si vous notez de la rougeur ou que vous avez de la fièvre, ou que vous sentez des engourdissements, il ne s’agit plus d’une tendinite ordinaire.



Comment prévenir la tendinite

1- Prenez ça cool et n’en faites pas trop (facile à dire mais combien difficile de résister aux tentations).

2- Variez vos activités pour éviter de surutiliser les mêmes tendons.

3- Améliorez votre technique, ne forcez pas. Servez-vous de façon plus efficace du levier jambes et harnais pour faire contrepoids au gréement plutôt que vos bras. Evidemment, dans les conditions gusty typiques du Québec, gérer les variations de vent de plus de 10 nœuds sollicite forcément les muscles et tendons.

4- Réchauffez-vous avant de plancher et faites des étirements avant et après vos session


Sur ce, profitez pleinement de vos sessions et sachez vous reposer sagement !

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Santé, Sport et Voyage


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Chacun d’entre nous rêve de voyager pour pratiquer son sport favori dans un climat idéal (soleil, chaleur et vent) et finit par choisir un lieu plus exotique, bien différent du milieu quotidien. Le paradis peut rapidement se changer en cauchemar lorsqu’un problème de santé ou un accident survient.

Personne n’est à l’abri de ce genre de problèmes mais il y a moyen d’en minimiser les inconvénients. Voici quelques conseils pratiques pour un voyage en santé.

Forme physique

On ne pratique pas un sport pour se tenir en forme, mais on se tient en forme pour le pratiquer. Les conditions de navigation à l’étranger sont habituellement très différentes de celles rencontrées dans notre patelin local et exigent plus de concentration et d’effort de notre part. Si vous ne voulez pas que votre séjour résulte en maux de dos, crampes ou douleurs musculaires, faites quelques exercices de musculation régulièrement. N’oubliez surtout pas les étirements, essentiels pour garder l’élasticité de vos tendons et muscles et prévenir les malheureux claquages musculaires. Et pas besoin d’être inscrit dans un club de conditionnement physique pour y arriver. Faites une autre activité cardiovasculaire. Elle vous aidera à maintenir votre souffle, surtout si vous pratiquez dans la vague ou si vous avez à nager…

Nutrition

Les aliments et liquides sont la principale source de contamination occasionnant des malaises digestifs. L’hygiène dans les pays moins développés laisse souvent à désirer et le lavage des mains n’est pas toujours de rigueur. Les aliments crus (salades, légumes crus ou fruits avec leur pelure par exemple) et les produits laitiers non pasteurisés doivent être évités car ils sont une excellente source d’infection. Mangez les viandes bien cuites. Certains poissons, même cuits, sont porteurs de toxines, en particulier ceux qui sont pêchés dans les récifs. Ne mangez pas de barracuda et le puffy fish. Choisissez votre nourriture avec soin.

L’eau du robinet n’étant pas toujours filtrée, mieux vaut boire de l’eau soit bouillie, soit embouteillée. Les liquides qui ont passé le point d’ébullition ( café, thé ) et tout ce qui est en cannette ou embouteillée ( liqueurs gazeuses, bière ou vin) sont sans risque. Eviter la glace car sa provenance peut être douteuse. Si vous vous trouvez dans une région où la seule source d’eau potable est celle du robinet et que la filtration n’est pas disponible, il y a des pilules désinfectantes (chlore ou iode). Vous pouvez les trouver dans les pharmacies ou les boutiques de plein air.

La tourista (diarrhée des voyageurs) dure en général de 3 à 7 jours et se présente avec de la diarrhée, des nausées, du ballonnement. Le risque de l’attraper dépend des zones à risque et des sources d’alimentation. Il y a moins de risque dans un restaurant touristique que dans la petite cuisine servie dans la rue. L’emploi de Lomotil ou d’Imodium (à éviter chez les enfants de moins de 12 ans ou si vous faites de la fièvre) peut s’avérer un traitement rapidement soulageant, en diminuant la diarrhée. La prise d’antibiotiques (Septra, Bactrim ou Cipro) peut raccourcir la durée de la diarrhée. Vous pouvez demander à votre médecin une prescription. En général, assurez-vous d’une bonne hydratation. Voici une recette maison qui aide à remplacer les pertes occasionnées par une diarrhée :
250ml d’eau embouteillée + 5ml (1 c.à.thé) sucre + 1 pincée de sel + 50ml de jus d’orange frais S’il y a du sang, de la fièvre de plus de 102°F (38.5°C) ou si les vomissements durent plus de 24 heures ou la diarrhée plus de 48 heures, consultez le médecin localement.

Se rappeler que dans les pays en développement, ne mangez que les aliments sûrs pour éviter d’être malade : boil it, cook it, peel it, or forget it.

Maladies tropicales

Malaria, fièvre jaune, hépatite A, parasitose, schistosomiase, autant de maladies tropicales auxquelles le voyageur peut être exposé. Vérifiez auprès d’une clinique des voyageurs quels sont les vaccins ou les prophylaxies nécessaires dans le pays où vous vous rendrez. Ce site vous donne d’excellentes informations quant aux risques de maladies dans le monde. http://www.cdc.gov/travel/destinat.htm

Une piqûre d’oursin est non seulement désagréable mais source de complications si l’aiguille reste sous la peau. Le vinaigre ou l’urine fraîche (eh oui, aussi dégoûtant que ça paraît) sont efficaces.

Les méduses causent une irritation aiguë. Le vinaigre ou le baking soda constituent d’excellents remèdes pour soulager la sensation de brûlure qu’elles provoquent.

Coup de soleil, Coup de chaleur, Insolation

Une exposition prolongée à un environnement surchauffé mène au coup de soleil, au coup de chaleur ou à l’insolation. Ces 3 conditions sont dues à une combinaison de chaleur et déshydratation surtout lorsque le rayonnement UV est à son maximum. soit entre 11 hrs et 15 hrs.
Le coup de soleil est la forme la plus légère avec une rougeur marquée au niveau de la peau sans élévation de la température corporelle. La peau fait mal et commence à peler au bout de quelques jours. C’est en fait une brûlure du 1er degré. Dans le coup de chaleur, la température du corps atteint 40°C et la personne peut perdre connaissance. Sa peau est chaude et sèche, sans transpiration, et ses pupilles sont dilatées. Les maux de têtes s’accompagnent de nausées, parfois de vomissements et peut même mener au délire ou à des convulsions. L’insolation est due au rayonnement du soleil sur la tête et est une forme particulière du coup de chaleur.
Dans le coup de chaleur, il faut placer la personne dans un endroit frais et aéré, la rafraîchir dans l’eau froide ou avec des serviettes mouillées froides et appeler du secours car c’est une situation très grave. Si elle est consciente, faites lui boire de l’eau fraîche.

Pour éviter ces problèmes, n’oubliez pas de boire régulièrement et de protéger votre peau contre le soleil (écran solaire hydrofuge, rashguard).

Ampoules, Plaies et Coupures

Les habituelles lacérations superficielles (pieds, mains) et ampoules deviennent intolérables dans l’eau de mer et ne guérissent pas. Mieux vaut y mettre un pansement étanche à l’eau ou le bon vieux duck-tape. Mal collé, il finit par se décoller et occasionner plus de problèmes. Pour éviter les infections, enlever les pansements après chaque session et garder la plaie à l’air libre. Tremper dans une solution désinfectante (1 c. à thé d’eau de javel pour 1 litre d’eau) à chaque jour et bien assécher.

Lorsque la plaie est plus profonde, les risques d’infection sont plus élevés. A plus de 0.5 cm de profondeur et 2 cm de long, la plaie doit être rapprochée soit avec des points de sutures, soit avec un pansement spécial, surtout si la blessure se trouve dans un endroit où il y a beaucoup de traction. L’aileron de la planche est le principal responsable des coupures sérieuses.

Vérifiez la date où vous avez reçu le vaccin antitétanique pour la dernière fois. Si vous ne vous en rappelez pas, mieux vaut se faire vacciner avant de partir. Il est bon pour 10 ans pour une plaie propre, sinon c’est 5 ans si la plaie est contaminée

Blessures

Personne n’est à l’abri de blessures dans la pratique du sport. Il existe 2 types de blessures : traumatique (entorse, fracture) ou par sur-utilisation (tendinite).

Les fractures sont le résultat d’un bris de l’os et ne peuvent être diagnostiquées que par une radiographie. Le traitement est habituellement une immobilisation avec un plâtre ou une attelle pour 3 à 4 semaines. Pour les doigts et les orteils, une simple immobilisation avec un autre doigt ou orteil suffit. Malheureusement, c’est le repos forcé pour plusieurs semaines.

Les entorses résultent d’un étirement exagéré d’un tendon. La cheville est l’endroit privilégié de ce type de blessure, surtout dans les chutes ou dans les manœuvres où le pied reste pris dans le footstrap alors que le reste du corps va dans une direction différente de la planche. Selon le degré de sévérité, cela va d’un simple étirement (1er degré) à l’arrachement du point d’insertion à l’os (3è degré). Au moment de l’accident, la blessure s’accompagne d’une enflure rapide au niveau du tendon malmené. Il n’est pas facile à ce stade de savoir s’il y a aussi fracture. Appliquez de la glace pendant 10 à 15 minutes, de 3 à 4 fois par jour et sur 2-3 jours si nécessaire. Il n’y a que le repos (quelques jours) suivi d’une reprise graduelle des mouvements et activités. Lorsque l’entorse est du 2è degré, un bandage aide à immobiliser la zone atteinte. Au 3è degré, le plâtre peut être nécessaire. Dans tous les cas, il faut consulter un médecin pour éliminer une fracture et identifier le type d’entorse.

La tendinite la plus fréquente à mon avis est celle du bras, et résulte d’une sur-utilisation répétée. Un mauvais ajustement des cordes de harnais, une mauvaise position en navigation, une mauvaise forme physique ou tout simplement l’impossibilité de s’accrocher au harnais par manque de vent sont parmi les raisons les plus fréquentes de tendinite du bras. Le point d’insertion du muscle à l’os est maintenu par le tendon. La sur-utilisation amène de l’inflammation et de la douleur. La douleur empêche une flexion efficace et par conséquent, une utilisation inappropriée du muscle. Seul le repos soulage cette condition, avec l’aide d’anti-inflammatoires. La douleur reviendra si le repos a été de trop courte durée. Pour plus de détails, aller voir l'article sur la tendinite des sportifs.

Evidemment, la prévention diminue sensiblement les risques de blessures. Réchauffez les muscles avant de plancher, bien les étirer, bien s’hydrater et ne pas aller au-dessus de vos capacités physiques.

Trousse d’urgence

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Préparez une petite trousse avec quelques items qui vous faciliteront la vie.

Pansements secs, mercurochrome, Lomotil (anti-diarrhéique), ciseau, pince à épiler, Bénadryl, Gravol, Acétaminophène ou Advil, crème solaire, condoms/contraceptifs, anti-acides, crème antibiotique, crème hydrocortisone, tape, Band-Aid (de toutes les grandeurs), solution antiseptique et désinfectante, petite loupe, épingles de sécurité, bandages, etc.

N’hésitez pas à prendre une assurance-santé de voyage. Votre carte-soleil ne vaut pas grand chose en-dehors du Québec. Certaines compagnies offrent aussi des forfaits à l’année et couvrent les voyages journaliers, en particulier, pour les fans du Lac Champlain, côté USA, car une blessure soignée chez les américains peut vous coûter une fortune.

A tous et toutes : BON VOYAGE !!
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Ce n'est pas en tournant le dos aux choses qu'on leur fait face

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Maria
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Bien s'hydrater, même sur l'eau

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Avez-vous ressenti des crampes, de la fatigue ou une soif intense durant une session de planche ? Pensez-y, vous étiez probablement déshydraté !!

L’eau, un élément essentiel

C’est l’évidence même, l’eau est un élément essentiel à la pratique de la planche à voile. Par contre, sans elle, vous ne pourriez pas non plus fonctionner. En effet, l’eau constitue 60 à 65% de notre poids, et les muscles sont à 75% fait d’eau. Nous perdons quotidiennement 1.5 à 2 litres d’eau par le simple fait de respirer, transpirer, digérer ou uriner. Qui plus est, cette perte s’accentue dans la pratique d’une activité physique. Un apport hydrique insuffisant augmente les douleurs musculaires, aggrave le risque d'élongation et amplifie la vulnérabilité à la fatigue. Les besoins quotidiens en eau sont d’environ 2.5 à 4 litres, ou environ 30-40 ml/kg de poids.

Un thermostat naturel

Au cours d’une activité sportive, 75% de l’énergie consommée par les muscles se transforme en chaleur. La transpiration représente un excellent système d’évacuation de cette chaleur à la manière d’un liquide de refroidissement, sans quoi, la température du corps augmenterait d’un degré Celsius à toutes les 5-10 minutes. Ce thermostat naturel ne fonctionne efficacement qu’à une seule condition : boire suffisamment d’eau pour compenser les pertes.

Les conséquences d’une déshydratation

Le manque d’apport d’eau lors d’une activité intense amène des changements physiologiques avec des conséquences significatives sur les performances car il n’y a pas de mécanisme d’adaptation. Il y a accumulation de déchets toxiques, ce qui génère la fatigue. Les électrolytes sanguins et cellulaires sont déséquilibrés, favorisant les crampes musculaires. Les variations thermiques du corps sont plus intenses et peuvent mener à un coup de chaleur ou à une hypothermie.

Les deux principaux facteurs influant l'apport hydrique sont la soif et le goût. La plupart d’entre nous ne boivent pas suffisamment car on ne ressent pas la soif. D’autres facteurs influencent le degré de pertes hydriques : l’altitude, l’humidité et la température environnante, et l’habillement. La transpiration est moindre chez les enfants et les gens plus âgés, et donc, leur thermorégulation est moins efficace.


La soif n’est déclenchée qu’à partir d’une perte correspondant à 1% du poids corporel, soit en moyenne 500 ml à 1litre. Or, si la soif apparaît lorsque la déshydratation est déjà amorcée, elle est donc un mauvais indicateur des besoins en eau de l'organisme. À 2-3% de perte, les fonctions cognitives sont altérées (vigilance, lucidité, adresse) et la soif devient forte. De 4 à 6%, la concentration devient difficile et il y a des risques de maux de tête. La performance musculaire diminue de 5 à 20%. À plus de 6% de déshydratation, les extrémités picotent, le risque de collapsus est élevé. D’autre part, le volume sanguin devient insuffisant pour alimenter convenablement le muscle en oxygène, ce qui provoque la fatigue et, en association avec les pertes sudorales de sodium et de potassium, l’apparition de crampes.

Quand boire et quelle quantité ?

De manière générale, on devrait dire toujours ! De façon plus pratique, il faut prévoir de boire avant, pendant et après l’activité, même si on n’a pas soif. Donc buvez avant d’avoir soif.

En théorie, le volume de liquide devrait correspondre au niveau de déshydratation subie par l'organisme pendant l'effort. En pratique, on apporte avec un régime varié et équilibré, 1 ml d'eau par Kcal ingérée, la moitié étant apportée par les aliments. Cette quantité dépend des facteurs climatiques ambiants, de l’intensité et de la durée de l’activité physique. Il est impossible de calculer exactement la quantité nécessaire mais sachez que le seul indicateur fiable est la variation du poids. 1 litre d’eau équivaut à 1 kg de poids. Se peser avant et après l’activité peut ainsi vous indiquer si vous vous êtes bien hydraté.

Disons que 300 à 500 ml avant l’activité constituent une quantité moyenne acceptable. D’autre part, il ne sert à rien de boire de gros volume à la fois, l’estomac ne le tolèrerait probablement pas et de toute façon, l’absorption sera ralentie. Il est donc suggéré de boire de petites quantités, par exemple 4 à 8 oz aux 15-20 minutes. Ce qui n’est pas toujours simple à faire lorsqu’on est sur l’eau. Autrement, il faut revenir au bord pour boire, à moins de porter un waterpak bien rempli ou une veste Surf All Day ou encore le Dakine Waterman Hydration pack!
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Une façon plus objective d’évaluer si vous avez assez ou pas assez bu est de vous peser avant et après l’activité. Une perte de poids de quelques livres est, le plus probable, dûe à une perte d’eau (non, ce n’est pas du gras qui a été brûlé si rapidement).

Quoi boire ?

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Pour une activité d'intensité moyenne, l'eau suffit amplement. Les pertes électrolytiques sont minimes en général. Un bon apport de glucides avant l'exercice devrait fournir l'énergie nécessaire à l'activité.

Certainement pas la bière ou les boissons gazeuses ou encore les jus de fruit, ce qui est une très fâcheuse habitude. La vidange gastrique est ralentie par ces liquides hypertoniques qui ont une forte teneur énergétique. La déshydratation s’en trouve accentuée car il y a un transfert de l’eau des cellules vers le tube digestif. Évitez aussi les boissons contenant la caféine (Redbull, café, thé, chocolat, 7-up, coke) car cette dernière a un effet diurétique, ce qui augmente les pertes en eau.

Les boissons énergétiques visent plutôt les activités de plus de 60 minutes. Choisissez une boisson contenant environ 6 à 8% de glucides. Si l’étiquette indique plutôt le nombre de grammes par portion, utilisez la formule suivante :
No de grammes de glucides par portion X 100 = % de glucides par boisson
No de milllitres par portion

Voici quelques conseils :

•Ne vous fiez pas à votre transpiration pour évaluer vos pertes d’eau quand vous êtes sur l’eau. Vous êtes déjà mouillé !
•Maintenir une température de la boisson plus basse que l’air ambiant, ce qui permet d’éliminer une partie de la chaleur au niveau du système digestif
•Commencez à boire environ 1 à 2 heures avant d’embarquer sur l’eau
•Ne buvez pas de trop grandes quantités à la fois, fractionnez les volumes.
•L’eau plate constitue un apport adéquat si l’effort est modéré, de courte durée (moins de 90 minutes) et qu’il ne fait pas trop chaud.
•Si vous portez une combinaison isothermique, les pertes par transpiration peuvent augmenter si vous avez trop chaud.
•Evitez de boire trop de café ou thé, ou toute boisson caféinée.
•Lors d’effort plus intense, prolongé ou dans des conditions chaudes, choisissez un liquide isotonique (la même concentration en particules que le sang, soit 270 à 330 mOsm/kg) avec une composition suivante :
4 à 8% (40 à 80gr /litre) de carbohydrates (glucose, sucre ou polymère de glucose) ce qui favorise à restaurer les réserves de glycogène
20 à 30 mmol / L (~ 1-2 gr /litre) de sodium : aide à la rétention d’eau, améliore le goût et remplace le sel perdu dans la sueur.
saveur artificielle (pour favoriser l’envie de boire)

Vous pouvez faire vous-même votre boisson avec la recette suivante :
200 ml de concentré de jus (1 oz = 30 ml)
1 litre d’eau
1 gr de sel

N’oubliez pas : vous pourrez dépenser beaucoup d’argent sur votre équipement mais songez aussi à ne pas négliger les besoins de votre corps.

Pour ceux qui désirent plus de détails, l’American College of Sports Medicine a produit site un excellent article scientifique sur l’hydratation et le sport :
http://www.acsm-msse.org/pt/pt-core/templa.../media/0207.pdf


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Les boissons d'hydratation


Lorsqu’on regarde de plus près les effets d’une déshydratation, on comprend mieux l’importance de bien s’hydrater pour s’éviter ces complications.

% perte de poids en sueur ........ Effet physiologique
2% ..............Performance altérée
4% ..............Capacité musculaire amoindrie
5% ..............Épuisement dû à la chaleur
7% ..............Hallucinations
10% ............Collapse circulatoire et coup de chaleur

Alors, comment remplacer toutes ces pertes en liquides ? Y a-t-il une boisson particulière qui peut répondre aux besoins d'hydration ?


Que faut-il remplacer

L’eau évidemment, qui s’évapore par la sueur et par les voies pulmonaires. C’est un mécanisme de thermorégulation qui contribue au refroidissement corporel. Les pertes seront proportionnelles au degré et à la durée de l’activité ainsi qu’à la température ambiante. Il y a plus de perte en eau que d’électrolytes car la sueur est hypotonique. Il faudra donc remplacer l’eau avant les électrolytes et choisir un liquide hypotonique pour remplacer ces pertes.

Les glucides fournissent l’énergie nécessaire à l’activité. Les réserves de glucides se trouvent principalement dans le foie et les muscles sous forme de glycogène. Lors d’une activité intense, la dépense en glucides peut atteindre 3-4g par minute. Ainsi, si l’activité se prolonge, il faudra un apport de glucides pour maintenir l’activité puisque les réserves finissent par s’épuiser et la performance sera affectée. Différentes formes de glucides sont fournies dans les boissons : glucose, saccharose, fructose et maltodextrines. Le fructose donne un goût plus sucré que le glucose mais peut causer des troubles intestinaux. Il est donc utilisé en plus faible quantité. Les maltodextrines sont des polymères de glucose. Elles sont plus digestibles.

Les électrolytes sont en général bien conservés si l’exercice intense ne dure que moins de 3-4 heures. La sueur contient une petite proportion de ces minéraux. Ainsi 1 litre de sueur contient 1.15g de sodium, 0.23g de potassium, 1.48g de chlorure, 0.02g de calcium et 0.05g de magnesium. Ce sont surtout les athlètes de haut niveau, pratiquant des sports d’endurance pour des durées prolongées qui ont besoin de suppléments en sodium. Il n’est donc pas nécessaire de remplacer les électrolytes pour la pratique de sport nautique, mais l’ajout de sodium permet de stimuler la soif et d’améliorer le goût de la boisson. De plus, il favorise l’absorption intestinale des glucides et de l’eau et diminue la formation d’urine.


Les différentes boissons

L’eau :
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Rien de tel pour hydrater, elle est facilement disponible et économique. Il faut en boire de 4 à 6 oz (120 à 180ml) aux 15-20 minutes. Elle répond bien aux besoins lors d’activités peu intenses et d’une durée de moins de 60 minutes. Par contre, son manque de goût n’encourage pas à boire et on peut sous-estimer ses besoins.

Boissons sportives (Sport drinks) Gatorade, Powerade :
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Elles contiennent un peu de glucides et des minéraux et conviennent aux activités de haute intensité et de plus de 60 minutes. Certaines activités de moins de 60 minutes, avec arrêts et démarrages fréquents (basket, tennis, hockey, football et soccer), peuvent bénéficier de ce type de boisson. La plupart ont un contenu en glucides autour de 4 à 8%, soit quelques 60 à 100 calories par 8oz (240ml) pour répondre aux besoins énergétiques. Un pourcentage plus haut que 8% a comme effet de ralentir l’absorption de l’eau. Le bénéfice pour les activités amateures ne semble pas réel et même, ces boissons pourraient être susceptibles d’apporter un apport calorique excessif. Quant aux minéraux, on retrouve surtout du sodium autour de 10 à 25 mmol/L, surtout pour stimuler la soif et améliorer le goût. Il n’est pas clair que l’apport des autres minéraux améliore significativement la performance. En clair, c’est le type de boisson idéal pour les sports d’endurance et de haute intensité.

Une autre forme de boisson dite eau sportive est légèrement aromatisée avec un contenu plus faible en glucides et en minéraux et pourrait mieux convenir pour les activités de moindre intensité.

Boissons énergisantes ou stimulantes (Energy drinks) : Redbull, Dark Dog, Hype
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Favorites auprès des noctambules, elles visent à donner un gain d’énergie mentale et physique pour une courte période de temps, grâce à leur contenu en glucides, caféine, guarana, ginseng, ginkgo biloba ou échinacée. Santé Canada considère une limite de 400-450mg caféine pour la consommation journalière sécuritaire. Le sportif en quête de performance est bien attiré par cette boisson qui ne rencontre cependant pas ses réels besoins, « Il faut se méfier de ces sodas surdosés en sucre qui contiennent des taux de caféine affolants. Ils ne présentent pas de qualité nutritionnelle, ne permettent pas de se réhydrater et ne répondent aucunement aux besoins en apports glucidiques des sportifs ». (par Dominique Poulain, diététicienne du sport). De fait, la quantité en glucides dépasse les besoins, ce qui peut entraîner des crampes d’estomac, de la nausée et de la diarrhée.

Une consommation inappropriée peut donc amener des effets indésirables, surtout on associe une prise d’alcool. Santé Canada a homologué le produit Redbull dans la section des produits naturels. Il devrait être donc consommé selon les directives apposées sur l’étiquette. Toutes les autres boissons n’ont pas encore été réglementées et leur profil d’innocuité n’a donc pas été évalué.

Produit ...................................Milligrammes de caffeine
Red Bull® (250 ml can) ......................80
Café filtre (237 ml)............................135
Tea, feuilles ou sachet (237ml)..........50
Cola, régulier (355ml can)..................36-46
Cola, diète (355ml can)......................39-50


Boissons gazeuses et Jus:
Leur contenu en glucides est très élevé et les gaz tendent à couper la soif.

Café, thé : la caféine contenue dans ces liquides a un effet diurétique, ce qui n'est pas désirable dans un contexte où l'hydratation est de mise.

Boissons alcoolisées
Absolument à éviter. En plus de diminuer les réflexes, l’alcool favorise la déshydration.



Le choix final

L’eau convient de façon générale. Si vous préférez prendre une boisson sportive pour le goût et parce que vous comptez rester très longtemps sur l’eau, optez pour une boisson avec un contenu en glucides autour de 4 à 8% maximum et avec un peu de sodium pour stimuler la soif.

N’oubliez pas : la soif n’est pas un bon indicateur de vos besoins d’hydratation. L’important est de boire régulièrement avant, pendant et après l’activité.

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